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Témoignages
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Jean Gravel
(video – 2min)
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François Macerola
(video – 2 min)
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Stéfanie Schwermer
(video – 2 min)
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Hommage
à Daniel Lamarre
(video – 12 min)
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- Hommage à Daniel Lamarre, membre du CA de la Fondation et président du Cirque du Soleil
- Nous remercions chaleureusement Josiane Lamarre, Sébastien Lamarre et le Cirque du Soleil d'avoir si généreusement donné leur temps et partager leurs ressources pour réaliser le témoignage à Daniel Lamarre, membre du conseil d'administration de la Fondation. De la vidéo intégrale de 12 minutes réalisée par Josiane Lamarre, découlent les témoignages de:
- Jean Gravel, patient de l'ICM, et de sa famille
- François Macerola, patient de l'ICM, président et chef de la direction de la SODEC, et Mario d'Amico, vice-président principal - Marketing au Cirque du Soleil
- Stéfanie Schwermer, patiente de l'ICM, et ses parents.
À tous et chacun, merci du fonds du coeur!
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Danielle Pagé accompagnée de Luc Beauregard,
Daniel Lamarre et Stéphane Achard.
Photo : Yves Beaulieu
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Le président du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre,
et ses enfants, Josiane et Sébastien.
Photo : Yves Beaulieu
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Daniel Lamarre, président du Cirque du Soleil et membre du conseil de la Fondation depuis plus de 15 ans, s’est senti interpellé par la cause première de mortalité des pays développés lorsqu’il a failli perdre son fils Sébastien d’une maladie cardiovasculaire congénitale. Expert en communication et marketing, M. Lamarre a un impact solide sur les communications de la Fondation depuis 1994. Sa fille Josiane, son fils Sébastien et plusieurs patients qui ont reçu un second souffle de vie à l’ICM lui ont rendu un témoignage émouvant lors du 9e Grand Bal des Vins-Cœurs, le 10 septembre 2009. Daniel Lamarre a également eu droit à un spectacle-témoignage d’artistes du Cirque du Soleil.
- Hommage à Joëlle Rousseau, ancienne patiente de l'Institut
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Joëlle et Réjean
Photo: Famille Royer
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Sereine, curieuse, indépendante, organisée, attentionnée, souriante, créative, spirituelle et courageuse, voilà autant de qualités qui décrivent Joëlle Rousseau, patiente de l’Institut de Cardiologie de Montréal pendant 25 ans.
Le défi s’annonce dès la naissance de Joëlle, en 1965. « Je travaillais avec les poupons à l’Hôpital de Jonquière, alors je savais que Joëlle n’était pas comme les autres enfants », confie sa mère, Marianne Tremblay.
Après des années de fatigue chronique, d’inquiétude et de malaises continus, et malgré de nombreuses visites chez le médecin, Joëlle et sa famille restent sans réponse. Ce n’est qu’à l’âge de 18 ans qu’elle se sent enfin comprise lorsque le Dr Ihor Dyrda de l’Institut de Cardiologie de Montréal diagnostique une cardiomyopathie restrictive. N’ayant aucun antécédent familial, on ne soupçonnait pas cette maladie cardiovasculaire si dévastatrice.
Joëlle est déterminée à poursuivre sa vie malgré l’épée de Damoclès qui la menace. Elle poursuit ses études jusqu’au baccalauréat en géographie à l’Université du Québec à Montréal. Rassurée par ses traitements, elle se sent assez forte pour voyager en France où, avec sa sœur Louise, elle retrouve son frère Régis qui y termine ses études.
Au quotidien, sa patience est phénoménale : Joëlle s’alloue le temps nécessaire pour se rendre d’un endroit à l’autre et planifie les moindres détails d’un nouveau trajet. Être surprise par des escaliers est sa hantise car elle sait qu’il lui faudra cinq fois plus de temps pour les gravir que la majorité des gens. Pour le restant de sa vie, son modus operandi passera avant tout par l’organisation efficace, une grande qualité qu’elle mettra au profit de ses proches.
C’est en 1987, alors qu’elle fait application pour un emploi à La Ronde, que Joëlle rencontre l’homme de sa vie, Réjean Royer. « Je m’en souviens comme si c’était hier. Elle était assise et tout à coup, cette belle grande fille de 6 pieds s’est levée et est venue me serrer la main. Ça été le coup de foudre pour moi. Ça m’a pris cinq mois pour atténuer les peurs d’une vie reliées à sa condition physique et la convaincre que nous étions fait l’un pour l’autre », avoue Réjean.
« Joëlle avait toujours été indépendante et ça m’a coûtée à maintes reprises de la laisser voler par elle-même, loin du foyer familial. Avec Réjean, je savais que quelqu’un veillerait sur elle », ajoute Mme Tremblay.
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Joëlle et Jean-Mathieu
Photo: Famille Royer
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Joëlle veut un enfant, mais son médecin lui déconseille. Avec le courage d’une lionne, elle décide de ne plus prendre sa médication afin qu’il n’y ait absolument aucun risque pour le fœtus. Un des moments les plus difficiles de la vie de Joëlle et Réjean est la perte de Simon-Pier, six jours après la naissance. Le médecin les rassure : il s’agit d’une malformation cardiaque non reliée à la maladie de Joëlle. Une deuxième grossesse – une surprise, cette fois-ci ! – s’annonce bien. Jean-Mathieu est un cadeau du ciel pour le couple. Aujourd’hui âgé de 19 ans, il est étudiant au Conservatoire de Musique de Montréal et membre de l’Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal, mesure 6 pieds cinq pouces et est resplendissant de santé.
« Les gènes musicaux rayonnent dans la famille de ma mère. C’est elle qui m’a transmis son amour de la musique classique, » dit Jean-Mathieu. « Mais, elle avait aussi des talents de décoratrice. Comme elle sortait peu, la maison était son univers; elle a toujours su créer un foyer chaleureux... et mettre les talents de menuisier de mon père à l’œuvre ! » Jean-Mathieu l’accompagne partout, même à l’Institut, où il reconnaît d’emblée le personnel médical. « Il a développé dès un jeune âge deux qualités souvent présentes chez un enfant qui voit souffrir un parent : maturité et compassion, » révèle sa grand-mère Marianne.
Conscients des bienfaits de la Biobanque de l’ICM pour la recherche génétique personnalisée, Joëlle et Réjean s’y inscrivent afin de mettre à profit l’historique médical de chacun.
À la suite d’une ischémie cérébrale transitoire (ICT) le 14 septembre 2008 et d’arythmies de plus en plus fréquentes, il est évident que l’état de santé de Joëlle s’aggrave et elle souhaite ardemment être greffée. L’Institut la place sur la liste d’attente pour une greffe le 1er octobre 2008. « Dès son jeune âge, Joëlle savait que la transplantation cardiaque était la seule avenue possible », révèle son conjoint Réjean.
Le destin intervient le 2 février 2009 : on a reçu un cœur pour Joëlle. Elle s’y rend, la sérénité dans l’âme. Malgré une volonté de survie extraordinaire et une équipe médicale qui fait tout en son pouvoir pour lui sauver la vie, Joëlle s’éteint le 28 février, à l’âge de 43 ans, des suites de l’intervention. « Le moment venu, Joëlle n’a jamais hésité. C’est son courage et sa conviction d’une vie meilleure qui ont fait d’elle la personne qui laisse tant d’amour et de généreux souvenirs pour sa famille, ses amis, et ses collègues », dit Réjean.
Réjean fait un don au Fonds Joëlle Rousseau de la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal le jour qui aurait marqué le 44e anniversaire de naissance de Joëlle, le 17 août 2009. « C’est plutôt un don de Joëlle à l’Institut, son deuxième chez soi, où elle a trouvé bien-être, réconfort et espoir pendant plus de 25 ans », avoue Réjean.
Ce geste des plus altruistes marque le début des fonds hommage de la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal et une des plus belles façons de souligner la vie d’une femme courageuse et bien aimée.
In memoriam Joëlle Rousseau – 1965-2009
- Sylvain Bédard, 37 ans, père de 5 enfants, greffé cardiaque
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Un greffé passionné de la vie
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Sylvain Bédard
Photo : Carlos Letonas
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Le nom de Sylvain Bédard est synonyme de motivation et de passion de vivre, au Québec comme ailleurs. Il est le premier greffé cardiaque de l'histoire à passer la barre des 6 000 mètres sur le mont Sajama, en Bolivie (2004), et le premier Canadien greffé du coeur à atteindre le sommet du mont Blanc, à Chamonix, en France (2003).
Son pèlérinage vers le plus haut sommet de sa vie, celui du cap de la santé, débute il y a plus de 30 ans. Atteint d'une maladie cardiovasculaire congénitale, Sylvain Bédard se rappelle de sa première visite à l'Institut de Cardiologie de Montréal, en 1980 : « J'étais bien entouré - mon médecin, Dr Raymond Lamontagne, était le seul cardiologue pédiatrique de Montréal et c'est le docteur Paul David lui-même qui m'a fait mon premier électrocardiogramme! »
Le 3e Canadien à recevoir un pace-défibrilateur, Sylvain Bédard voit évoluer la cardiologie. Il affirme qu'il doit sa vie aux chercheurs et autres membres du personnel médical de l'Institut, lesquels n'ont que d'éloges pour lui : « Son courage et sa détermination nous ont permis de repousser les frontières et faire avancer la recherche et les traitements des maladies cardiovasculaires, » a déclaré Dr Michel Pellerin, le chirurgien cardiaque de l'ICM qui lui a greffé son coeur en 2000.
Et la personne qui lui a permis d'atteindre le cap de la santé? « Avec son coeur, mon donneur m'offrait une seconde vie... la chance de voir grandir mes 5 garçons. J'aurais pu retourner chez moi prendre mes 18 pilules par jour et attendre. J'ai plutôt décidé de me lever et de montrer aux gens la chance que j'ai de vivre en santé, près de ma famille en réalisant mes rêves. C'est ma façon à moi de dire merci à mon donneur et aux donneurs de l'Institut, » dit-il.
Depuis son retour du mont Blanc, la passion de vivre de Sylvain Bédard se transforme en conférences sur la motivation, dont plusieurs au profit de la Fondation. À ce jour, il a partagé son histoire avec plus de 45 000 personnes, dont plusieurs milliers d'écoliers et d'entrepreneurs.
- Annie Dore, MD, directrice de l'enseignement
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Grâce à votre contribution annuelle de 50 000 $ à l’enseignement, le nouveau site web de développement professionnel continu de l'ICM est maintenant accessible (www.dpc.icm-mhi.org). Tous les professionnels de la santé peuvent y visionner des conférences médicales, obtenir des crédits de développement professionnel, tester leurs connaissances avec des questions spécifiques et s'informer sur les diverses activités de formation offertes par l'ICM. Il s'agit d'une première phase du site et de nouvelles rubriques s'ajouteront au fil du temps. Merci beaucoup pour votre continuel appui aux activités de formation et de diffusion du savoir.
- Les marchands IGA
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De g. à d.: Bruno Lambert, propriétaire du IGA de Saint-Bruno et président de l'Association des marchands IGA. de Sobeys: Marc Poulin, président; Guy Terrous, vice-président marketing; Louise Donaldson, conseillère marketing; Pierre Sévigny, vice-président principal, développement et exploitation de détail.
De la Fondation de l'Institut de Cardiologie de Montréal: Danielle Pagé, directrice générale; Elsa Desjardins, directrice des événements et projets de financement.
Photo: Jazz photo
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S'investir dans la communauté
La collectivité est au coeur de la vision responsable des 256 marchands IGA au Québec. Les marchands ont libre choix des causes dans lesquelles ils s'investissent et, à cette fin, ils retiennent les idées de leurs clients, de leurs employés et de leur communauté. Mais, une cause est parrainée par tous les marchands: Un 2$ qui va droit au coeur, une campagne connue sous différentes appellations depuis 23 ans, qui a généré plus de 4,8 milions $ au fil des ans au profit de la Fondation de l'ICM.
« Nos employés s'engagent annuellement, en février, dans la cause du coeur. Ce sont vraiment nos caissières et caissiers qui ont les mots magiques pour convaincre les clients. J'avoue que nos pratiques responsables nous aident à fidéliser non seulement nos clients mais aussi notre personnel. C'est gagnant à tous les niveaux,» a déclaré Bruno Lambert, président de l'Association des marchands IGA. Jennifer Alberts, chef caissière du magasin IGA de Morin Heights, est enchantée par l'enthousiasme de ses 15 caissières et caissiers. «C'est surtout de participer à une cause appréciée de tous qui nous motive à aller plus loin,» dit-elle.
Il est plutôt rare de nos jours qu'un partenaire soit fidèle pour aussi longtemps. D'où vient cette passion pour le coeurs? « À l'origine, Pierre Croteau, le dirigeant de la bannière IGA en 1986, en a fait sa cause, » dit Pierre Sévigny, mentor des marchands IGA chez Sobeys. « Depuis, Marc Poulin, notre président continue d'encourager cette initiative. De plus, beaucoup de nos clients, de nos employés et de nos partenaires ont de la famille ou des amis ou sont eux-mêmes aux prises avec cette maladie, la plus importante cause de mortalité au pays. C'est pourquoi nous sommes un fier partenaire de la Fondation de l'ICM .»
- Paule Mercier, patiente de l'Institut
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Photo: Paule Mercier
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« Mon teint est passé de gris à rose du jour au lendemain !»
J’ai dû subir deux chirurgies dès l’âge de 4 mois pour survivre à une malformation cardiaque qui restreignait la circulation sanguine vers mes poumons. Mais, le problème est réapparu en 2003.
C’est grâce à une intervention rapide de l’ICM que j’ai survécu et que je peux vivre normalement aujourd’hui. Ma famille et mes amis étaient étonnés de mon éclat de santé après la chirurgie.
Les gens ne réalisent pas comme c’est précieux de pouvoir tout simplement monter des escaliers, ce qui représentait une véritable corvée avant l’intervention de l’ICM. Aujourd’hui, je fais de la marche rapide et je me consacre pleinement à mes activités, à la maison comme au travail. Merci à l’Institut pour ce second souffle de vie!
- Tony Meti, membre du CA de la Fondation
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Assurer la relève par le perfectionnement
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Tony Meti
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Tony Meti reconnaît il y a plus de 10 ans qu'une des plus grandes forces de toute institution est son personnel et que la perte de cette précieuse ressource pourrait mettre en péril la vision novatrice de l'Institut de Cardiologie de Montréal. Ceci l'emmène dès lors à créer le Bal du Coeur afin de favoriser le recrutement et la rétention par le perfectionnement. C'est ainsi que les bourses du Bal du Coeur retiennent l'attention de jeunes spécialistes en cardiologie qui veulent développer leur champ d'expertise et s'allier à la mission de l'Institut.
Fort du succès auprès des médecins, Tony Meti se joint en 2007-2008 à la FICM et à la Banque TD pour faire rayonner la cause des infirmières spécialisées en cardiologie, dont l'apport extraordinaire doit être reconnu. L'idée novatrice de remettre des bourses de perfectionnement aux infirmières est née.
Les 5 M$ recueillis au fils des années grâce au Bal du Coeur n'ont pas fini de faire du chemin. C'est en juin 2008 que la Fondation inaugure ses Conférences du Bal du Coeur afin de permettre aux boursiers de présenter le fruit de leur recherche aux membres de l'Institut. Et on célèbre un autre succès: le transfert des connaissances.
L'inauguratiuon des premières conférences a permis de rendre hommage à Tony Meti, un homme dévoué, dont la vision contribue à l'excellence de l'ICM et de sa fondation.
- Nicole Parent, PhD, chef d'unité de chirurgie de l'Institut
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Faire rayonner le bénévolat en chirurgie
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Nicole Parent accompagnée de Richard Larouche, bénévole au programme de parrainage de l’ICM.
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Les yeux pétillants d'énergie, l'esprit vif, l'attention entière et disciplinée, Nicole Parent accueille le personnel de la Fondation, accompagné de donateurs, pour une visite de son univers: les soins intensifs et l'unité de soins chirurgicaux de l'Institut de Cardiologie de Montréal. Elle s'est jointe à l'équipe de l'ICM il y 20 ans et occupe les fonctions de chef d'unité de chirurgie depuis 3 ans. Tout comme les autres membres du personnel de l'ICM, elle appuie la Fondation dans ses démarches sans compter son temps.
C'est avant d'entreprendre sa maîtrise en sciences infirmières à l'Université de Montréal que Nicole Parent développe un intérêt marqué pour toute question reliée au bénévolat et en fait le sujet de son mémoire. « Ce qui m'interpelait particulièrement était la relation d'aide naturelle qui existe entre patients, » dit-elle. Forte de sa recherche, elle décide de mettre sur pied le programme de Parrainage des patients en chirurgie, qui fête ses 15 ans cette année. Le concept est simple: huit bénévoles formés par divers spécialistes de l'ICM, accompagnent les patients et leurs familles avant et après la chirurgie afin de réduire l'anxiété. Cette approche pionnière connaît un tel succès que Mme Parent est invitée à l'American Heart Association pour en présenter les résultats lors du congrès annuel de l'association, en 1995.
« Après 20 ans, je suis toujours émue par l'expertise, la rapidité d'action et la passion de sauver des vies que je retrouve à l'Institut de Cardiologie de Montréal. De voir l'effort soutenu de mes collègues et bénévoles m'incite à donner encore plus de moi-même. »
Nicole Parent est elle-même une bénévole convaincue. Directrice nationale de la recherche au Conseil canadien des infirmières et infirmiers en soins cardiovasculaires, elle organise bénévolement leurs congrès annuels et fait tout en son pouvoir pour faire rayonner la diffusion et l'utilisation du savoir issu de la recherche en soins cardiovasculaires ou cérébrovasculaires.
- John A Rae, v.-p. exécutif, bureau du président du comité exécutif de Power Corporation du Canada
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John A. Rae
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Un bénévole dans l'âme
John A. Rae est la face cachée du tournoi de golf de la Fondation à Kahnawake, un événement annuel qui a généré près de 1,7 M$ depuis sa création en 1987. Bénévole dans l'âme, humble et respectueux, il se rappelle de ses confrères J. Frank Roberts, Marc L. Belcourt et Yves Marcil, le trio moteur à l'origine de l'événement et tous trois membres du conseil d'administration du Fonds de recherche de l'ICM, comme la Fondation était connue jadis. D'après John Rae, le crédit leur revient, à eux, au Club de Golf de Kanawaki et aux bénévoles qui ont prêté main forte au fil des années « Il s'agit tout simplement d'inviter les gens à venir s'amuser en jouant au golf une belle journée d'été. C'est très informel, vous savez,» dit-il. Qu'est-ce qui le pousse à reprendre le flambeau, année après année? La réponse est fort simple: « L'Institut de Cardiologie de Montréal est un pilier de la santé, il faut le soutenir. »
Marc Belcourt renchérit que le Dr David avait lancé le défi de recueillir 10 M$ en 10 ans, de 1977 à 1987, un objectif qui avait été atteint. Dès lors, il fallait imaginer de nouvelles avenues pour pallier aux besoins d'un Institut qui était déjà respectée de tous. « Personne ne pouvais dire 'non' à Frank Roberts, qui était président du Fonds en 1987, » ajoute M. Belcourt. « Nous avons décidé, Frank, Yves et moi que le coût du premier tournoi serait de 1 000 $ par golfeur et comme le maximum permis était 29 golfeurs les profits ont été de 29 000 $ cette première année. C'était tout de même quelque chose! » Ce n'est que deux ans après que John Rae prenait charge de cet événement qui connaitrait au fil des années un succès sans précédent.
Et le moment le plus mémorable pour John Rae? « Je m'en souviens comme si c'était hier. Donald K. Donald a réussi un trou d'un coup...ça m'a coûté cher, mais la Fondation en a récolté les profits, » dit-il en riant.
- Michel Saucier et Gisèle Beaulieu, donateurs
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Redonner à la société
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Gisèle Beaulieu et Michel Saucier accompagnés de leur fils, Michel-Olivier, lors de l’inauguration du Centre pharmacogénomique Beaulieu-Saucier le 6 avril 2009.
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Chez Michel Saucier et Gisèle Beaulieu, redonner à la société est une valeur profonde, qui s’est manifestée en un geste noble et généreux : un don de 5 M$ à la Fondation de l’ICM pour la construction du Centre de pharmacogénomique Beaulieu-Saucier de l’Université de Montréal, situé à l’Institut de Cardiologie de Montréal. Dès la première pelletée de terre à l’automne 2007 jusqu’à l’inauguration au printemps 2009, le centre était attendu avec impatience.
Le don de M. Saucier et Mme Beaulieu, qui s’inscrit au soutien de 6,6 M$ de la FICM, combiné à la renommée internationale des chercheurs du Centre, a permis l’obtention de plus de 80 M$ pour sa construction et ses opérations, dont 22 M$ chacun de Génome Québec et des Centres d’excellence en commercialisation et en recherche du gouvernement du Canada.
Ce centre est un pôle international majeur de la recherche en pharmacogénomique et le seul au Canada en milieu académique. La pharmacogénomique est une branche à l’avant-garde de la recherche scientifique sur les médicaments. Elle favorise la médecine personnalisée en permettant potentiellement de déterminer la médication appropriée selon le profil génétique des individus afin de mieux cibler la thérapie médicamenteuse.
Le Centre, qui compte près de 45 employés, réunit une équipe multidisciplinaire de chercheurs chevronnés et d’étudiants autour de grands axes de recherche particulièrement porteurs des connaissances en génomique, en bioinformatique et en études de recherche clinique. Il est un incitatif puissant de recrutement des meilleurs talents à l’échelle mondiale. D’un point de vue technologique, le Centre est développé en vue de répondre aux normes les plus élevées de fonctionnement et de sécurité du domaine (Good Laboratory Practice).
« La pharmacogénomique est un domaine d’avenir qui nous passionne et dont les découvertes permettront de mieux soigner les patients d’ici et d’ailleurs. Nous sommes très émus que ce magnifique centre de recherche ait vu le jour.»
Michel Saucier et Gisèle Beaulieu
- Lise Venne, bénévole à la Fondation
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Lise Venne, bénévole à la Fondation
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Se sentir utile
Lise Venne est la doyenne des bénévoles qui appuient la Fondation dans ses opérations journalières. Retraitée après plusieurs années de travail comme secrétaire-réceptionniste dans un bureau de médecins, elle met à profit son expérience de vie et ses connaissances en gestion de bureau.
Son bon jugement, sa rapidité et son souci du détail sont grandement appréciés des membres du personnel, qui sont aux prises avec de multiples tâches et peu de temps pour les accomplir. Au besoin, elle prend charge de la réception, aide au publipostage ou accomplit avec brio toutes autrse tâches qui lui sont confiées.
« Ce que j'apprécie le plus, c'est l'accueil chaleureux, le respect et la gentillesse du personnel de la Fondation. Ils me manqueront énormément le jour où je devrai quitter.»
« J'aime me sentir utile, » dit Mme Venne qui, depuis plus de 12 ans, se rend bon temps, mauvais temps, une à deux fois par semaine au bureau de la Fondation. Mme Venne travaille avec les bénévoles des lundis et mardis. Ils prennent plaisir à se retrouver toutes les semaines à la Fondation et au resto au moins une fois par mois.
- Hélène Quevillon, Maître-instructeur indépendant en ACLS
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Les compétences d’un très haut niveau des infirmières de l’Institut de Cardiologie de Montréal m’épatent. On perçoit tout de suite qu’elles aiment leurs patients et qu’elles trouvent des solutions aux problèmes que nul autre n’aurait imaginées. Elles sont formidables!
- Diane Fabi : C’est la retraite que je me souhaite
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22 janvier, je rentre à la maison après le travail. Il y deux messages sur mon répondeur. Un premier que m’adresse ma mère pour m’inviter à la rappeler puis un second où, se ravisant, elle reporte notre conversation au lendemain. « Je m’absente pour la soirée, j’ai un souper, il faut que je me prépare. Bye »
Ma mère vit seule. Elle conduit sa voiture, cuisine italien, va à l’opéra, multiplie les « luncheons » au restaurant avec ses amis ou les reçoit à la maison. Elle passe une bonne partie de la journée à planifier ses activités au téléphone et à se préparer pour y participer. Quand elle ne sort pas — ce qui la désole profondément — elle se rabat sur des romans où chaque page apporte un nouveau rebondissement. Les livres, elle les dévore mais « il faut que ça finisse bien ». L’histoire de ma mère est celle d’une dynamo : une énergie légendaire qui peut même parfois, avouons-le, s’avérer étourdissante.
Pourtant, au printemps dernier, les étincelles se sont graduellement éteintes dans son regard. Le souffle court, elle passait d’un fauteuil à l’autre, plus grand chose ne lui faisait envie, pas même les histoires qui finissent bien. Les escaliers, elle évitait. Elle ne se déplaçait plus en emboîtant ce pas précipité qu’elle avait adopté pour faire jeune. Ma mère était vieille. Ma mère avait peur.
Le rétrécissement de la valve aortique lui pesait lourd et lors d’une visite à l’Institut de Cardiologie, on décelait un taux de fibrillation auriculaire critique. Alitée à l’urgence, son cœur a cessé de battre. On a tous eu peur. Le remplacement de la valve s’est avéré non seulement incontournable mais urgent. Le 25 août, le célèbre chirurgien Michel Pellerin et son équipe procédait à l’intervention. Avec succès!
Ma mère a repris sa routine : se réveiller chaque jour avec de nouveaux projets. Elle n’a plus peur. Elle répète que l’Institut de Cardiologie a une réputation mondiale et se targue d’avoir été soignée par les meilleurs cardiologues au monde et c’est sans doute vrai.
J’avais pris pour acquis ces messages quotidiens sur mon répondeur. Je croyais qu’il y en aurait toujours un pour m’accueillir en rentrant chez moi. Mais la vie étant si fragile, comme dit Larochelière, j’ai failli perdre ce privilège…
Je remercie le Dr Pellerin et les membres de son équipe, je remercie tous les soignants et soignantes qui ont entouré ma mère avant tant d’égards et de professionnalisme. J’ai retrouvé ma mère, heureuse et active. J’ai renoué avec le plaisir d’avoir un message qui m’attend en rentrant.
Ma mère a 88 ans et elle revit. C’est exactement la retraite que je me souhaite.
Diane Fabi
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